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Un « deuxième échec » pour Israël se concrétise au Conseil de sécurité

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une séance du Conseil de sécurité. (Archives)

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité, qui s’est tenue à la demande du régime israélien de réexaminer l’action punitive de l’Iran, a terminé ses travaux sans émettre aucune déclaration ni adopter aucune résolution, rapporte l’agence de presse Tasnim.

L’objectif de la demande de Tel-Aviv était d’attirer le soutien international et d’exercer une pression sur la République islamique d’Iran, ajoute la source.

Et pourtant, la réunion s’est finalement déroulée de telle manière qu’après une défaite sur le terrain liée aux attaques de samedi soir et dimanche matin, Israël a subi une autre défaite sur le plan diplomatique.

En effet, le régime israélien a tenté de faire passer la réponse punitive de l’Iran comme un événement totalement séparé de sa cause principale, à savoir l’attaque israélienne contre la section consulaire de l’ambassade d’Iran à Damas.

Concernant des pays comme les États-Unis, l’Angleterre et la France, qui ont condamné la réponse militaire iranienne sans la moindre référence à l’agression israélienne, cette attitude a une fois de plus révélé leur déconnexion par rapport à la réalité objective et leur hypocrisie lorsqu’ils parlent de leur attachement aux lois internationales.

Pour leur part, la Chine et la Fédération de Russie ont réagi en faveur de l’Iran et, en soulignant certains faits importants, ont pu neutraliser les efforts d’Israël, des États-Unis et de certains de leurs alliés pour exercer une pression politique sur l’Iran.

Par exemple, Vassili Nebenzia, ​​​​l’ambassadeur et représentant de la Russie auprès des Nations unies, a évoqué les contradictions et l’absence de condamnation dans les déclarations du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour dire : « Le secrétaire général des Nations unies a immédiatement condamné l’attaque iranienne, mais dans le cas de l’attaque israélienne, il n’a pas fait preuve d’une telle réaction envers le consulat iranien. Cette approche n’est pas correcte. »

Le diplomate russe a précisé : « Les pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont refusé de soutenir une déclaration condamnant l’attaque israélienne contre le consulat iranien le 1er avril, et maintenant ils condamnent l’Iran, ce qui montre leur hypocrisie. »

De même, le représentant de la Chine a soulevé des faits similaires. Le représentant adjoint de la Chine aux Nations unies a déclaré que la représentation d’Iran en Syrie avait été ciblée et l’attaque avait fait plusieurs victimes ; « et cette action constitue une violation de la Charte des Nations unies et également une violation de la souveraineté de la Syrie », a précisé le diplomate, lequel a évoqué les déclarations des responsables iraniens, là où ils disent qu’il s’agissait d’un acte de représailles qui a pris fin. « Nous appelons toutes les parties à la retenue et nous tenons à éviter de nouvelles tensions dans la région », a-t-il poursuivi.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV